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 J+218 | tchaikovsky's waltz ft. Max

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Bêta
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MessageSujet: J+218 | tchaikovsky's waltz ft. Max   Mer 25 Mai - 7:07

the waltz
J+218 ft. Max


waltz no.9, op.40 Trois jours qu'il est réveillé, et déjà Hugo est aussi - sinon plus - occupé qu'avant d'être cryogénisé. Et lui qui pensait que la vie d'un étudiant en médecine était bien remplie. Il semble qu'entre les gens à réparer, dans ce monde où se blesser et mourir est beaucoup trop facile, et la recherche qu'on conduit toujours sur diverses choses - le cadavre de la banshee et celui de cet être qu'on appelle l'Efferus l'ont intéressés dès le départ - le temps manque. Des journées de plus de vingt-quatre heures ne seraient pas de refus.

Mais sans doute tout cela n'est-il qu'un excès de zèle de la part d'Hugo. Ou peut-être, simplement les autres - il n'y en a pas beaucoup, d'ailleurs - qui se sont laissés aller, et lui qui reprends un rythme plus convenable. Pas qu'il leur en veuille personnellement, mais pour ce qui est des médecins ils sont une des parties les plus importantes du camp, et ils ne peuvent se permettre de se relâcher.

Pourtant, relâchement ou pas, il est parfois nécessaire de prendre une pause. C'est pourquoi Hugo passe alors la porte du centre de soins, observant entre deux pas le ciel chargé de nuage qui déverse sa pluie sur le camp. Il claque la langue contre son palet, agacé. Il a toujours aimé la pluie, mais jamais aimé être trempé, et ses habits ne s'y prêtent que mal. Soit. Il fera en sorte de traverser la distance entre le réfectoire et la Voûte et le centre de soins rapidement.

Il passe la porte et s'engouffre dehors d'un pas pressé, un air sérieux cachant la grimace qu'il sent poindre sur le bout de ses lèvres. La pluie n'est pas la plus intense qu'il a vu dans ces trois jours, le temps semble s'être calmé, mais les gouttes qui s'écrasent sur sa tête l'empêchent quand même d'avoir une vision périphérique claire. C'est pour ça qu'il manque presque de remarquer la tête brune à sa gauche.

Mais il la remarque, juste à temps. Il continue de marcher, le temps de trois pas, avant de réalisé qui c'était, ou du moins qui il a cru que c'était. Il s'arrête, tourne la tête pour le voir clairement, et quelque chose s'allume dans son regard. Il ne bouge pas, comme si quelque chose l'empêchait de marcher jusqu'à lui, mais repousse ses cheveux qui lui tombent dans les yeux, comme pour mieux voir. Max? Il a du mal à le croire. Et il a l'impression de ne pas trop le reconnaître, non plus, avec ses cheveux longs. Mais il est presque certain.
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Gamma
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MessageSujet: Re: J+218 | tchaikovsky's waltz ft. Max   Dim 29 Mai - 0:10




j+218

(waltz) + king & lionheart
Les jours ne passent pas plus vite.
C'est d'une vérité implacable, mais lassante -parce que le temps lui collait la nuque quand il restait concentré des heures sur ses paniers à tresser, parce que le temps lui collait aux doigts quand les mêmes mouvements s'enchaînaient encore encore, parce que le temps lui collait aux tempes quand il pensait à milles et une choses, quand il savait qu'il devait se retenir mais ne le faisait tout de même pas.
Et quand il avait la nuque raide, les doigts fourmillants et une migraine vers le devant de son cerveau, il continuait. Machinalement.
Mais le temps ne passait pas plus vite.
Encore moins avec cette pluie ; pas moyen d'aller faire un tour, non. A la place, il y avait toujours les mêmes murs humides et les mêmes trous qui gouttaient, il y avait toujours les mêmes faces qui tentaient d'être positives et les mêmes souffles de découragement dès qu'on tournait la tête.
Quel drôle de monde que celui-ci.
Et Max n'est pas plus honnête, il dit qu'il n'aime plus la pluie mais il y va quand même, avec des excuses étranges et ah- depuis quand est-ce qu'on a besoin de tout justifier ?
((depuis qu'on ne sait plus où aller))
Il entend son prénom et il hésite un instant -est-ce que c'est lui ou autrui, est-ce que c'est la pluie ou juste la mélancolie ?
Il se retourne, dans le doute -mais quand il voit ta tête. Ta tête ta face lunaire et tes yeux revolvers, tes cheveux de jais et oh il n'a jamais été superstitieux mais il t’aperçoit un instant comme un corbeau un oiseau de malheur -regarde ce qu'il est devenu, Max. Regarde ses cheveux longs ce dragon qu'il n'a jamais été mais qui étrangle son poignet ; regarde ses yeux dorés et l'air stupéfait -parce que maintenant, tout disparaît.
Tout disparaît, et c'est le Maximo que tu connais qui revient -il sourit, enjambe la distance entre vous et il se colle à toi comme si ça faisait un millénaire ; peut-être que c'était à ça que ressemblait l'éternité.
Mais il se recule, te tient du bout des bras, les mains sur tes épaules, comme pour se convaincre que t'étais bien et ah, il en oublie même tout ce qui s'est passé mais -mais un ami.
Alors il sourit, Max, de toutes ses dents avec un air jovial qu'il n'a pas porté depuis des jours ; ça lui chauffe les joues et c'est un peu étrange, mais qu'importe. Il ne pense pas à ça, pour le moment. Woah, Hugo. Comme s'il ne connaissait pas ton prénom, comme s'il avait besoin de le dire pour être sûr, pour ne plus laisser de place au doute. Tu, euh. Mais ses dents ne laissent plus passer de mots, c'est comme si son sourire l'obligeait à se taire. Tu --vas bien ?
((oui, il s'est rendu compte que c'était la phrase la plus nulle au monde, si jamais quiconque se demande))

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Bêta
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MessageSujet: Re: J+218 | tchaikovsky's waltz ft. Max   Lun 30 Mai - 7:17

the waltz
J+218 ft. Max


Max le frappe comme une tornade de cheveux trop longs sur un visage qu'il connaît bien. La respiration d'Hugo se coupe lorsqu'il se plaque contre lui, mais il le serre dans ses bras, doucement, presque trop, comme s'il avait peur de le briser, ou de se briser lui même. Ça fait longtemps. Trop longtemps, même sans considérer les moments qu'ils ont passé congelés. Des milliers de questions se bousculent sur la langue d'Hugo, des questions qu'il sait ne pas poser.

Il plante son regard dans celui de son ami avec un sourire qui fend la moitié de son visage et les yeux un peu brillants. Max. Il répète, comme un écho de son propre nom qui vient de s'échapper des lèvres de Max. Et il a chaud au cœur, Hugo, de cette chaleur qui sèche la pluie qui s'infiltre jusque dans ses os. Il a envie de dire tu m'as manqué, qu'est-ce qui t'es arrivé? et qu'est-ce que tu fais ici?, mais plutôt il répond avec un sourire un peu moqueur et les yeux amusés Je vais bien, oui.

Parce qu'il va bien, malgré tout ça, malgré la chute de l'humanité, même s'il tuerait pour pouvoir jouer trois notes sur un piano ou pour pouvoir s'asseoir à son bureau avec un thé chaud et une valse de Tchaikovsky (il a toujours aimé Tchaikovsky) dans les oreilles. Mais ça il n'en parle pas, c'est à lui et à personne d'autre. Toi, tu t'en sors? Ça fait longtemps que tu es ici? Ce sont des questions qui choquent, peut-être, mais qui choquent moins que celle qui restent coincées dans sa gorge.

Il ne recule pas d'un pas, il observe Max, ses yeux qui glissent sur tout cet être qu'il avait bien connu. C'est sur le tatouage que ses yeux s'arrêtent, il hausse vaguement un sourcil l'air de dire 'ce n'était pas là avant, ça'. Mais il ne le dit pas, chaque chose en son temps, et il n'a pas envie de briser ces retrouvailles. Je suis content de te voir. Son air perplexe s'efface pour se fondre en un sourire honnête.

Et il ferme les lèvres, pour ne pas que ses questions s'échappent. Ces questions qu'il a enterrée après deux ou trois messages auxquels on a pas répondu, parce qu'il ne pensait jamais le revoir, Max. Comme si ça avait été un mirage, une illusion, un fantôme qui s'était posé sur sa vie le temps de deux semestres ou trois avant de s'effacer sans laisser de trace. Et il avait trouvé ça dommage, parce qu'il l'aimait bien, Max. Ça avait été quelqu'un qu'il appréciait de côtoyer.

Il dirait ça me rappelle vachement des souvenirs, de te voir, mais il se tait, parce qu'il découvrira le passé et le mystère du fantôme Max lorsque le temps sera venu. Assez pour pouvoir l'aider. Assez pour pouvoir le réparer.

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MessageSujet: Re: J+218 | tchaikovsky's waltz ft. Max   Jeu 9 Juin - 22:42




j+218

(waltz) + que des cendres au matin
Et Max n'a pas conscience d'envahir l'espace des autres, et Max n'a pas conscience que parfois il est un peu trop imprévisible que parfois même lui et sa gueule de blasé se transforme en un instant -tu vois, Hugo, c'est ce qu'il s'est passé, là, juste là.
Il se recule en suivant les pressions de tes doigts ; ça fait étrange d'avoir tant d'habitudes dans cette jungle pleine de crocs. Et il y a des poussières qui passent entre vos deux regards, une espèce de connexion des retrouvailles qu'on n'imaginait pas des espoirs allumés au chalumeau et qui brûlent tous les autres -une manière de dire tant pis pour le reste. Tu sais, c'est un peu étrange d'entendre son nom comme ça ; il replonge dans des années qui sont passées trop vite qui ont dégringolées sans qu'il ne le veuille et il aimerait pouvoir les rattraper -mais c'est pour ça qu'on enrage des souvenirs, à la fin. Parce qu'on ne peut rien y changer.
Max -Max qui t'écoute mais pas vraiment, un peu perdu entre ici et ailleurs, entre ici et nulle part ; il ne sait pas s'il va bien mais rien que de revoir ta tête lui donne envie de dire oui, lui donne envie d'effacer de recommencer.
Ah, Max. De ceux qui s'enflamment un peu trop vite derrière leurs faces apathiques. ((et quand les langues brûlantes s'éteignent, il s'étouffe dans les fumées il s'asphyxie dans ce qui aurait pu être et oh, presque a toujours été un des mots les plus tristes))
Ça fait trente-et-un jours. Et tu dois savoir son obsession du temps qui passe, Hugo ; tu dois te rappeler de ses alarmes programmées à chaque moment de la journée, de ses heures découpées décortiquées planifiées de ses précisions exagérées de ses manies exaspérantes. Oh, il a toujours compté, Max ; pourquoi aurait-il arrêté ici. Woah, je crois que je me rends pas bien compte que ça fait déjà un mois. Toi ? Non, il ne réalise pas, Max. C'est sûrement mieux ainsi.
Il ne voit pas non plus tes yeux inquisiteurs et tes questions qui fourmillent ; il a un espèce de filtre sur les yeux, ah pas comme une Thémis pas comme un juge implacable, plutôt comme un voleur qui sait ce qu'il fait mais qui n'assume pas et oh, peut-être que c'est pathétique. Peut-être que c'est brave.
Ton aveu ; ton aveu et des mots justes des mots bien dosés, polis comme une pierre de rivière -forts, mais pas trop non plus, il n'aurait pas pu mieux dire, Max. De toutes manières, il n'a jamais su très bien parler. Ça fait du bien, pour sûr. Parce que tu vois, Hugo, il y a comme un poids en moins sur ses épaules sur ses lèvres tremblantes et ses cheveux remplis de pluie ; c'est un moi aussi qu'il n'a pas su dire mais ça en reste un.
Il avait oublié tout ce qu'il y avait autour, Max, mais les gouttes coulent sur ses cils sur sa peau hâlée qui appelle au soleil et peut-être qu'il se retrouve subitement ici -ici, parce qu'il n'y a pas d'autre mot à mettre dessus, pas de chez lui ou de nom de ville ; qu'est-ce que c'est, ici, à part ici et l'éphémère d'un endroit sans nom. Le camp, peut-être -mais pour combien de temps. Viens, si on reste là on risque de tomber malade et ça me tente pas trop. Il sourit et t'attrape le bras du bout des doigts pour te tirer vers l'abris le plus proche ; s'essore les cheveux et son t-shirt.
YO désolée du retard, je risque d'être encore lente pour un bon mois ♥

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MessageSujet: Re: J+218 | tchaikovsky's waltz ft. Max   Dim 12 Juin - 8:00

the waltz
J+218 ft. Max


Hugo compte mentalement, parce qu'il n'a pas réellement eu le temps de le faire avant. Il est trop occupé, trop plongé dans tout le travail qui ne cesse jamais de s'empiler, et c'est très bien comme ça. Comme ça, il ne se retrouve pas immobile à pianoter de ses doigts des notes silencieuses qui le dérangent. Oui, j'imagine que ça a du passer assez vite. Trente et un jours qui se sont égrainés sans laisser de traces. Parce qu'Hugo ne s'imagine pas que certains ne sont pas aussi occupés que lui. C'est une question de leur survie. Moi je ne suis réveillé que depuis trois jours, par contre. Mais avec le travail, tout ça, j'ai l'impression que ça ne fait que quelques heures. Soixante-douze heures passées, et il a l'impression qu'il n'a pas avancé.

Il en soupirerait presque, ou offrirait un sourire avec des lèvres pincées, mais aussi vite que son esprit est retourné vers le travail qu'il en est tiré. Comme s'il se rappelait à nouveau que c'est Max, là, devant lui, et pas n'importe qui. Alors il sourit, de ce sourire qui fend la moitié de son visage. Il sourit, parce que Max est d'accord avec lui, que ça fait du bien de voir quelque chose de connu dans ce monde de silence et de nuit noire. Hugo passe sa main dans ses cheveux qui lui tombent dans les yeux avec la pluie.

Il suit docilement Max jusqu'à un endroit plus sec, grimaçant légèrement parce qu'il avait presque oublié qu'il était trempé. Il secoue ses cheveux de quelques coups de main, lamentant sa chemise qui lui colle à la peau. Pas question de l'essorer, elle va être ruinée et beaucoup plus inconfortable qu'elle ne l'est maintenant. Et un léger silence se pose sur eux, Hugo n'a pas l'impression que c'est tout à fait le moment de poser ses questions.

Trente et un jours. Il répète. Tu t'en sors pas trop mal, sans l'heure précise? Toi qui planifiait tout à la seconde près. C'est un sourire presque nostalgique qui flotte sur son visage. Il fourre sa main droite dans sa poche pour y tapoter sa montre, arrêtée depuis bien longtemps. Et il ne peut empêcher son regard de glisser sur Max, à nouveau, de haut en bas, passant plus lentement sur ce tatouage qui ne lui semble pas à sa place sur ce portrait. C'est pour ça qu'il ne demande pas depuis quand tu as ça? ou pourquoi tu t'es fais tatoué?, parce qu'il se doute que les réponses seront quelque chose comme depuis que je suis parti et parce que je suis parti. Alors il n'en parle pas, Hugo, il attend le bon moment, patiemment.

Il ouvre la bouche pour dire c'est bizarre, je ne t'ai pas vu au centre de soin mais il la referme immédiatement, parce que Max n'est pas presque Docteur, et si Max n'est pas bêta il ne fera qu'ouvrir ces portes, ce barrage qu'il garde délicatement fermé même si sa curiosité fourmille le long de ses lèvres. Alors, plutôt, il ne dit rien. Il attend qu'on lui ouvre la porte, qu'on lui donne une permission, si petite, si minuscule soit-elle.

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